
La notion de progrès qui m’intéresse dans ce projet est celle qui est visible au niveau individuel. L’enjeu aujourd’hui, n’est plus d’acquérir du savoir, des informations mais plus de les digérer, de se les approprier. Le progrès existe que s’il y a un projet personnel qui lui-même sous-tend une direction, une prise de position.
Comment mettre en perspective sa propre histoire, sa propre personnalité, ses passions avec ce qui se passe dans le monde, autour de soi.
Une réflexion sur la mise en relation du moi et du monde grâce à la technologie digérée.
La notion de progrès est à actualiser en permanence. Pour arriver à agir aujourd’hui, il convient remettre en question nos systèmes de pensée et de trouver de nouvelles logiques.
C’est à cette condition que l’on peut vivre avec son temps.
Si on prend en exemple la notion de progrès de l’habitat, le progrès s’est caractérisé par une augmentation du confort mais l’excès de confort s’est à la fin caractérisé par une dépendance, qui au contraire d’aller dans l’idée d’épanouissement de l’homme, entraine une inactivité, un avachissement de celui-ci.
Le projet est une hypothèse sur l’évolution de notre cadre domestique. Il propose de revenir à l’essentiel sous forme d’une plateforme de vie minimum.
Elle permet de réaliser les activités quotidiennes mais elle a la particularité de devenir une interface générale pour tout ce qui est immatériel.
Elle contient également les réseaux qui viennent de l’extérieur.
C’est une structure qui permet une appropriation de l’immatériel et la digestion des différents réseaux qui innervent la maison.
Un peu comme si les objets domestiques : appareils électrodomestiques, électroniques, d’éclairages, chauffants, domotiques,… perdaient leur matérialité (grâce aux miniaturisations successives) pour se fondre dans cette structure minimal de vie.

Une nouvelle typologie de mobilier qui représente pour l’intérieur ce que l’Iphone est à la communication.
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